Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) est un parti politique français d’extrême gauche créé en février 2009 à l’issue d’un processus de fondation lancé par la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) après l’élection présidentielle de 2007. Il se revendique comme anticapitaliste, écosocialiste, altermondialiste et eurosceptique . Il participe aux élections présidentielles de 2012, de 2017 et de 2022 avec Philippe Poutou comme candidat .
Le NPA est actuellement divisé en deux groupes distincts qui se disputent le nom et les symboles du parti. Cette scission éclate à l’occasion du cinquième congrès du parti, en 2022. Le premier groupe, dit « NPA-B », est dirigé par Christine Poupin, Philippe Poutou, Olivier Besancenot et Pauline Salingue. Il défend une ligne plus modérée et ouverte à des alliances avec d’autres forces de gauche. Le second groupe, dit « NPA-C », est mené par Gaël Quirante, Armelle Pertus et Aurélien Gautreau. Il se réclame du trotskisme et d’une stratégie plus radicale et autonome .
Le NPA est engagé dans les luttes sociales et les mobilisations contre les politiques libérales et autoritaires du gouvernement Macron. Il soutient notamment les mouvements des gilets jaunes, des cheminots, des hospitaliers, des enseignants, des étudiants, des sans-papiers, des écologistes et des féministes . Il exprime également sa solidarité avec le peuple palestinien face à l’oppression coloniale israélienne.
Le NPA est visé par une enquête pour apologie du terrorisme après avoir publié un communiqué le 7 octobre 2023 où il affirme « son soutien aux Palestiniens et aux moyens de lutte qu’ils ont choisi pour résister » à l’attaque du Hamas contre Israël. Cette enquête suscite la réprobation de plusieurs organisations de gauche et de défense des droits humains qui dénoncent une atteinte à la liberté d’expression et une criminalisation de la solidarité internationale.
Financement du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA)
Le NPA se finance principalement par les cotisations de ses adhérents, qui représentent plus de la moitié de ses recettes. Il bénéficie également de dons, de subventions publiques et de ventes de publications. En 2015, le NPA a déclaré un total de 1 019 000 euros de recettes, dont 546 000 euros de cotisations, 184 000 euros de dons, 140 000 euros de subventions et 149 000 euros de ventes.
Le NPA dispose également d’une association de financement, l’AFANPA, qui collecte des dons pour soutenir le parti. Les dons versés à l’AFANPA sont déductibles des impôts à hauteur de 66 % dans la limite de 20 % du revenu imposable. Le NPA organise régulièrement des campagnes de souscription pour financer ses activités politiques et ses campagnes électorales.
Le financement du parti influence sa politique de plusieurs manières :
- Le financement par les dons permet au NPA de garder son indépendance vis-à-vis des institutions et des lobbys. Le NPA refuse toute subvention publique et ne compte que sur les cotisations de ses adhérents et les dons de ses sympathisants. Cela lui permet de défendre une ligne anticapitaliste, écosocialiste et révolutionnaire sans compromis ni concession 2.
- Le financement par les dons limite aussi les moyens financiers du NPA, qui ne peut pas rivaliser avec les grands partis institutionnels. Le NPA dispose d’un budget annuel d’environ un million d’euros, ce qui est très faible comparé aux dizaines de millions d’euros dont disposent le PS, LR ou LREM. Cela l’oblige à faire preuve de créativité et d’ingéniosité pour mener ses campagnes électorales et ses actions militantes.
- Le financement par les dons favorise également la participation démocratique des adhérents et des sympathisants du NPA. Le NPA organise régulièrement des campagnes de souscription pour financer ses activités politiques et ses campagnes électorales. Ces campagnes sont l’occasion de sensibiliser le public aux enjeux sociaux et écologiques, de renforcer les liens entre les militants et les soutiens du NPA, et de faire vivre le projet du NPA.
Le NPA a très peu d’élus locaux ou nationaux, comparé aux autres partis politiques. Selon mes recherches, le NPA compte actuellement 10 élus municipaux, répartis dans différentes villes de France. Il n’a pas d’élus au niveau départemental, régional ou national. Il n’a pas non plus de représentants au Parlement européen.
Le NPA a participé aux élections présidentielles de 2012, de 2017 et de 2022 avec Philippe Poutou comme candidat, mais il n’a pas réussi à dépasser les 1,2 % des voix. Il a également présenté des candidats aux élections législatives, mais aucun n’a été élu.
Le NPA se revendique comme un parti anticapitaliste, écosocialiste, altermondialiste et eurosceptique. Il se situe dans une indépendance stricte vis-à-vis du Parti socialiste (PS) et refuse de gérer les institutions avec celui-ci. Il se réclame de la lutte des classes, de la mobilisation sociale et politique, et de la solidarité internationale.
Le NPA est actuellement divisé en deux groupes distincts qui se disputent le nom et les symboles du parti. Cette scission éclate à l’occasion du cinquième congrès du parti, en 2022. Le premier groupe, dit « NPA-B », est dirigé par Christine Poupin, Philippe Poutou, Olivier Besancenot et Pauline Salingue. Il défend une ligne plus modérée et ouverte à des alliances avec d’autres forces de gauche. Le second groupe, dit « NPA-C », est mené par Gaël Quirante, Armelle Pertus et Aurélien Gautreau. Il se réclame du trotskisme et d’une stratégie plus radicale et autonome.