Le conflit israélo-palestinien est une lutte entre deux mouvements nationaux, le sionisme et le nationalisme arabe palestinien, qui revendiquent le même territoire au Proche-Orient.

Le conflit israélo-palestinien

Le conflit israélo-palestinien est une lutte entre deux mouvements nationaux, le sionisme et le nationalisme arabe palestinien, qui revendiquent le même territoire au Proche-Orient. Ce conflit a commencé au début du XXe siècle, lorsque le mouvement sioniste a encouragé l’immigration juive en Palestine, alors sous mandat britannique. Après la création de l’État d’Israël en 1948, plusieurs guerres ont opposé Israël aux pays arabes voisins, qui soutenaient la cause palestinienne. Les Palestiniens ont également mené des soulèvements populaires (intifadas) et des attaques armées contre Israël, qui a répondu par des opérations militaires et des mesures de sécurité. Le processus de paix, initié dans les années 1990 avec les accords d’Oslo, n’a pas abouti à une solution durable au conflit. Aujourd’hui, le conflit est marqué par une forte polarisation, une violence récurrente et une impasse diplomatique.

Les enjeux du conflit

Les enjeux du conflit israélo-palestinien sont multiples et complexes. Ils concernent à la fois les aspects politiques, territoriaux, sécuritaires, religieux, économiques, sociaux et humanitaires. Voici quelques-uns des principaux enjeux :

  • Le statut de Jérusalem, ville sainte pour les trois religions monothéistes, revendiquée comme capitale par les deux parties, mais dont la partie orientale est occupée par Israël depuis 1967.
  • Le sort des réfugiés palestiniens, qui sont plus de 5 millions à vivre dans des camps au Liban, en Syrie, en Jordanie, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et qui réclament le droit au retour sur leurs terres d’origine ou une compensation.
  • La colonisation israélienne, qui consiste à construire des implantations civiles et militaires sur les territoires palestiniens occupés, en violation du droit international et des résolutions de l’ONU, et qui entrave la viabilité d’un futur État palestinien.
  • La sécurité d’Israël, qui se sent menacé par les attaques armées des groupes palestiniens radicaux, comme le Hamas ou le Jihad islamique, qui ne reconnaissent pas son existence et qui prônent sa destruction.
  • La reconnaissance mutuelle, qui implique que les deux parties acceptent l’existence de l’autre comme un État souverain et légitime, et qu’elles renoncent à toute revendication territoriale ou historique sur le territoire de l’autre.
  • La paix régionale, qui dépend de la résolution du conflit israélo-palestinien, car il affecte les relations entre Israël et les pays arabes voisins, ainsi que les intérêts des grandes puissances mondiales.

Ces enjeux sont difficiles à concilier et nécessitent des compromis de la part des deux parties. Le processus de paix, qui a connu des avancées dans les années 1990 avec les accords d’Oslo, est actuellement dans une impasse. L’ONU appelle à la reprise du dialogue et au respect du droit international pour éviter une escalade de la violence.

Retour en haut